2011/05/05

Jour 8: Marcheurs des villes et marcheurs des champs

Jour 8 : Leon - Vilar de Mazarife 23 km
Meteo : soleil et petit vent de face.

On part de Leon. Dans la ville labyrinthe. Et on continue de partir et encore.






2 heures plus tard et 2 banlieues plus tard, on arrive enfin à la campagne.




Et on y voit loin dans le futur.




On est sur la mezzata, un grand plateau. C'est pas ici qu'on va faire le plus de montée.


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2011/05/04

En route pour voir Leon.

Jour 7 : roncevaux.- Leon 450km
Meteo : Soleil.

Qui est Leon? C'est pas un qui, mais un ou. C'est la ville ou l'on s'est rendu en bus, à pied, puis en train, puis de nouveau à pied.
(on marché 5km environ)

Et oui, la traversée des Pyrénées étant faite, on s'est dit qu'on se renderait tout de suite à Leon pour essayer de marcher tout le reste sans avoir à reprendre le train une deuxième fois. On gagne deux ou trois jours de cette façon.

Le trajet était magnifique. C'est incroyable les paysages qu'on a vu.







Une fois à Leon, on se mets en route pour trouver notre gite pour la nuit. Leon, c'est un ancien camp romain qui a grandi tout croche. Ça et un labyrinthe, c'est la même chose.




Un agent de sécurité à la gare nous explique le chemin parfaitement... En espagnol, avec une façon de compter les coins de rue spéciale quand on arrive aux ronds points (on compte chaque rue. Nous, on a compté le rond point pour 1), c'est a dire qu'on a compris un peu le début des explications.

Anyway, on était pas perdu, mais on savait pas ou on allait et comme on avait pas d'Internet, pas moyen d'avoir une carte de la ville. Et comme tout le monde parle espagnol ici, les explications deviennent vites trop compliqué. Donc on se met à la recherche du bureau de tourisme. Que l'on trouve après avoir arpenté la rue principale d'un bout à l'autre pour suivre des indication vers un bureau fermé. Au bureau, on nous indique que notre gite est à 20 minutes de marche. Un peu loin à notre goût. On nous en suggère un autre. On y va, même si mon père à des craintes. Il a un mauvais souvenir d'un gite ici de l'autre fois qu'il a fait compostelle. Comme de fait, quand on arrive, c'est bien le refuge des soeurs. On s'inscrit quand même avec l'espoir qu'il y aura pas trop d'autres marcheurs. Après avoir vu les places que l'on nous a assignées, on décide d'aller voir ailleurs.



après quelques essais, on se trouve une belle chambre d'hôtel avec des draps, internet et tout. Le luxe quoi.

Demain, retour à la marche.













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2011/05/03

Tout ce qui monte...

Jour 6 : orrisson - roncevaux 19km dénivelé 600m de monté plus 450 de descente.
Météo : pluie, brume, plus de brume.

Départ sous la pluie ce matin. En montant. Et ça continuait a monter pendant 10km. Mais c'etait plus frais ce fut moins pénible. Par contre la brume était épaisse. Pendant un long moment, on ne voyait pas plus loins que 10m. Quand tu es sur le bord d, une crête, ça donne presque le vertige.







On a vu bien des chevaux en liberté. Impressionnant et peu farouche.

Au sujet de la descente. Vous savez comment on s'entraine pour marcher, on fait des montées pour renforcer les cuisses. Ben rien de tout ça renforce le muscle du dessus des cuisses. Comment je sais? On a descendu 450m sur 8 km. C'est très abrupte. J'ai mal au dessus de cuisse.




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On monte.

Jour 5: St-Jean-Pied-de-Port / Orisson 10km. Dénivellé : 600m
Météo : soleil, nuage, pluie et de nouveau soleil.

On a monté. 600m. Pourquoi? Pour ça.







Vous voyez sur la roche la marque blanche et rouge? C'est ça qui indique le chemin en France. Et c'est une marque semblable en croix qui indique le mauvais chemin. On en trouve a chaque intersection, et a tous les kilomètres, souvent même plus. C'est a peu près impossible de se perdre. Et si on est distrait et qu on tente de prendre mauvais chemin, le chien de la maison du coin s' assure de vous le faire remarquer en jappant de façon insistante.


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En passant par Québec

Jour 4: St-Jean-Pied-de-Port
Meteo : soleil, nuages, orages, puis soleil à nouveau.

Pour ceux qui ne le savent pas, St-Jean-Pied-de-Port n'a pas de port. Quand on parle de
Port ici, ça veut dire passage, col, donc St-Jean en bas du col.

Aujourd'hui, c'était une journée de repos avant que l'on s'attaque au Pyrénées. J'en ai profité pour faire la guerre a un rhume qui s'est installé dans ma gorge juste avant de partir. Pour l'instant, c'est un match nul, mais les autres personnes qui étaient dans le dortoirs avec moi hier soir sont définitivement perdantes, en sommeil.

Dans mes promenades dans le village, j'en suis venue à la conclusion que St-Jean-Pied-de-Port, c'est comme si on prenait le vieux Quebec et qu'on le plantait au pied des rocheuses.





Dernier petit mot pour vous dire que j'ai invité mon père a faire des "posts" sur le blog. Ça vous donnera une autre vision du même voyage.


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2011/05/01

Les vallées...

Jour 3 : Ostabat - St-Jean-Pied-de-Port. 22km. Soleil.

Et oui, j'ai ajouté la météo. C'est que les prochains jours risques d'être pluvieux. Nous nous sommes bien rendu à l'auberge au sec, mais la pluie tombe maintenant à torrent. Je vous tiens au courant.

La journée a été bien plaisante avec de belles rencontres. Ce premier 20km+ a été dur pour les pieds. Heureusement que nous avons une petite crème pour ça.

Ma photo du jour aurait du etre une barrière canadienne mais il semble que j'ai pris la photo avec l'autre appareil. C'est une grille qui est mis au sol qui rend le passage infranchissable pour les vaches, moutons, et autres animaux de fermes mais qui laisse facilement passer voitures, vélo et marcheurs. C'est une invention des militaires canadiens pendant la guerre, pour leur permettre de circuler sans avoir a tout le temps s' arrêter pour ouvrir et refermer les barrières.

Alors voici un joli paysage





Après avoir écrit cette entrée, nous avons rencontrer un groupe de jeune très sympathiques et très internationaux. Ils venaient de deux trois places en Europe, des états-unis, du Brésil. En seulement trois personnes.





Ils commencent leur chemin maintenant. Je leur souhaites une bonne route.

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La route n'appartient pas qu'aux marcheurs.

Jour 2: Saint-Palais - Ostabat 12 km


L'hospitalière des Franciscains nous prévient à notre départ : ça commence avec une grimpette. Bon maintenant je sais. Une grimpette, c'est pas une petite pente douce à monter. C'est une bonne côte qui monte et monte.

Ayant monté mes côtes et les ayant redescendue de l'autre, la route m'appartenait. J'étais enfin un vrai. Mais à un détour chemin une surprise m'attendait.




Les vrais propriétaires de la route se sont fait connaitre. Et en les voyant comme ça, protégeant LEUR chemin, j'ai aussi compris la provenance de toutes les petites pommes de route qui jonchait le sol. Après quelques négociations, les moutons ont repris leur chemin et nous l'ont prêtés, jusqu'à ce qu'il en ait besoin à nouveau...

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